Restaurer les milieux aquatiques et les zones humides
Tout au long de son cours, le cours d’eau subit d’importantes pressions sur la qualité de l’eau (rejets d’assainissement ou pluviales, érosions des sols…) et sa quantité (climat, prélevements anthropiques…).
Les anciens travaux d’aménagement hydraulique ont conduit à élargir et approfondir les cours d’eau, voire à les déplacer de leur tracé naturel.
Il en résulte une perturbation de leur fonctionnement, les cours d’eau ne sont plus en mesure de compenser les pressions qu’ils subissent et d’assurer les services rendus à l’Homme.
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Pour améliorer la qualité de l’eau sur le territoire, le Syndicat Layon Aubance Louets restaure certaines portions de cours d’eau en améliorant leurs morphologies et en réduisant l’impact des obstacles à l’écoulement.
La restauration de la morphologie des cours d’eau consiste à modifier la forme du cours d’eau en y apportant de nouveaux matériaux caillouteux ou en recréant des méandres. La diversité des formes du lit (profondeurs et largeurs), des berges (pente et hauteurs variables), et des écoulements (rapides et lents) permet :
D’améliorer la qualité de l’eau : une eau en mouvement est mieux oxygénée et permet le cycle naturel d’épuration de l’eau,
D’améliorer la quantité de l’eau : les surfaces de contact entre eau et sol améliorent l’infiltration, l’épuration et la dissipation de l’énergie de l’eau. La réduction de la largeur du cours d’eau permet d’augmenter la hauteur d’eau lors des petits débits. La réduction de la hauteur permet le débordement en hiver (sur des zones sans risque) qui alimente le sol en eau et atténue les crues en aval.
D’améliorer la biodiversité : Les différents espaces créés dans le cours d’eau offrent plus de support de vie à la faune et la flore.
La priorité est donnée aux cours d’eau de têtes de bassin versant. Ce sont les sources et les premiers mètres de cours d’eau (de moins d’1 mètre de largeur pour la plupart). Ces ruisseaux, que leur écoulement soit permanent ou intermittent, contribuent à près de 70% du volume total d’eau sur l’ensemble du réseau hydrographique. Ils remplissent de nombreuses fonctions comme l’autoépuration, la limitation des inondations, le soutien à l’étiage, le refuge de biodiversité, la production de biomasse, etc.
La restauration de la continuité écologique se traduit par des interventions sur les ouvrages faisant obstacle à l’écoulement de l’eau. En fonction des usages en place, ils peuvent être aménagés ou supprimés. Un cours d’eau sans obstacle permet aux organismes vivants d’accéder aux zones indispensables à leur reproduction, à leur croissance, à leur alimentation ou à leur abri
. Une eau en mouvement est de meilleur qualité
.
Les zones humides sont des terres imprégnées d’eau de façon permanente ou temporaire. Sur notre territoire, elles se rencontrent sous forme de :
- Prairies humides, situées bien souvent dans les fonds de vallées et les zones de sources (en tête de bassin versant),
- Ripisylve, correspondant aux boisements de bord de cours d’eau,
- Tourbières, milieux rares formés par une accumulation de débris végétaux faiblement dégradés, et abritant des espèces
d’animaux et de végétaux spécifiques, - Mares, marais, annexes hydrauliques (boires, bras morts),
- Bordures de bassins ou plans d’eau
- Zones humides cultivées.
Une zone humide est un espace de transition entre l’eau et la terre, dont on peut citer trois fonctions écologiques majeures :
Filtre naturel : la zone humide reçoit des éléments minéraux et organiques qu’elle emmagasine, transforment et retourne à l’environnement. Elle joue ainsi un rôle de dépolluant important (c’est sur ce principe que se développent aujourd’hui les piscines naturelles et les systèmes de phyto-épuration).
Eponge naturelle : elle stocke l’eau qui peut être surabondante lors des crues ou des fortes précipitations, pour la restituer ensuite en cas de manque (sécheresse). Elle permet également la recharge des nappes.
Réservoir de biodiversité : elle accueille des espèces animales et végétales qui lui sont propres, dont beaucoup sont protégées. Au cours du dernier siècle, plus de la moitié des zones humides a été détruite. Ces milieux très utiles à l’homme sont encore aujourd’hui menacés en raison de l’urbanisation, de l’intensification de l’agriculture ou encore des pollutions.
Comprendre les ZONES HUMIDES en 5 min
