Accompagner les pratiques agricoles
Un territoire rural, façonné par l’agriculture :
Le territoire du SLAL est avant tout un territoire rural, où l’agriculture occupe une place essentielle.
Vignes, cultures céréalières, élevage, maraîchage… cette diversité de productions façonne les paysages et participe à l’identité locale.
Mais au-delà de son rôle économique et paysager, l’agriculture entretient un lien étroit avec l’eau.
- L’eau est une ressource indispensable à l’activité agricole : pour abreuver les animaux, irriguer les cultures ou encore assurer certaines productions spécifiques.
- En retour, les pratiques agricoles influencent directement la qualité et la quantité de cette ressource.
C’est pourquoi agriculture et eau sont intrinsèquement liées.
Des enjeux de qualité de l’eau
Certaines pratiques agricoles peuvent avoir un impact sur la qualité de l’eau.
Par exemple :
- Les produits phytosanitaires (utilisés pour protéger les cultures) peuvent se retrouver dans les cours d’eau après les pluies.
- Les nitrates, issus notamment des fertilisants, peuvent s’infiltrer dans les sols et/ou ruisseler et rejoindre les nappes ou les rivières.
La manière dont les sols sont cultivés joue également un rôle important :
des sols sensibles à l’érosion favorisent le ruissellement, limitent l’infiltration de l’eau et peuvent accentuer le transfert de polluants vers les milieux aquatiques.
Ces phénomènes peuvent entraîner :
- une dégradation de la qualité de l’eau,
- des déséquilibres écologiques (comme l’eutrophisation des milieux aquatiques),
- des coûts supplémentaires pour le traitement de l’eau.
Préserver la qualité de l’eau est donc un enjeu majeur pour l’environnement, mais aussi pour la santé et les usages quotidiens.
👉 Les cours d’eau du territoire sont particulièrement soumis aux pressions pesticides et nitrates. + d’info

Des enjeux de quantité et de disponibilité
Le territoire est également confronté à des enjeux liés à la quantité d’eau disponible.
- Sur le territoire, l’agriculture représente une part importante des prélèvements en eau, en particulier en été. Cela en fait à la fois un acteur concerné par les tensions sur la ressource, mais aussi un levier essentiel pour améliorer durablement la situation.
- Les cours d’eau du territoire connaissent régulièrement des étiages sévères, voire des assecs (cours d’eau à sec).
- Le changement climatique accentue ces phénomènes : des étés plus secs, des pluies plus irrégulières, et une recharge des nappes parfois insuffisante. Cela rend à la fois les milieux aquatiques et les exploitations agricoles plus vulnérables face aux sécheresses.
Cependant, la disponibilité de l’eau ne dépend pas uniquement des volumes prélevés, mais aussi de la capacité du territoire à retenir, infiltrer et restituer l’eau.
Dans ce contexte, la question de l’eau ne se limite pas à un simple partage entre usages.
Elle dépend aussi de la manière dont le territoire est aménagé et des pratiques mises en œuvre, qui peuvent soit aggraver les tensions, soit au contraire améliorer la disponibilité de la ressource.

Comment ?
L’enjeu n’est pas d’opposer agriculture et préservation de l’eau.
Au contraire, il s’agit de :
- concilier production agricole et protection de la ressource,
- accompagner les agriculteurs vers des pratiques adaptées,
- et construire des solutions durables à l’échelle du territoire.
Cet accompagnement repose sur plusieurs leviers complémentaires :
- Accompagner l’évolution des pratiques agricoles
- Réduire les pressions sur la ressource en eau
- Agir sur les sols et les paysages
- Mobiliser et travailler avec les acteurs agricoles du territoire
Cet accompagnement se décline à travers plusieurs actions concrètes mises en œuvre sur le territoire :
