Préserver la biodiversité des milieux aquatiques

Le territoire présente des richesses naturelles qui font l’objet d’un classement avec une règlementation qui s’y rapporte destinée à protéger les habitats naturels, la faune et la flore sauvage.

Les Espaces Naturels Sensibles

 

Parmi les 89 Espaces Naturels Sensibles identifiés par le département, le syndicat s’intéresse plus particulièrement à ceux des deux vallées alluviales, de l’Hyrôme et du Layon, dont il est missionné pour coordonner la mise en œuvre des plans de gestion.

Trame bleue reconnue de nos territoires, ces réseaux écologiques sont indispensables à la conservation de la mosaïque d’habitats, dont dépend la survie de nombreuses espèces et qualité de nos eaux.

Plan de gestion de l'ENS de la vallée de l'Hyrôme

Le plan de gestion répertorie 39 actions portées par des structures diverses et variées (Commune de Chemillé-en-Anjou, CPIE, CEN, SLAL, Horizon Bocage, Mauges Communauté…).

Pour en savoir plus, cliquer ici

 

Les récentes actions portées par le SLAL ont consistées :

  • à la mise en pâturage de 6,8 ha de zones humides par pose de clôture et d’abreuvoir ;
  • à la réalisation d’une étude sur la typologie de haie sur des têtes de bassin versant et la caractérisation des actions futures à mener ;
  • à la réalisation d’inventaires et conseils de gestion sur les plans d’eau.
Plan de gestion de l'ENS de la vallée du Layon

Le plan de gestion répertorie 31 actions portées par des structures diverses et variées (Communes, Communauté de communes Loire Layon Aubance, CEN, CPIE, SLAL, Horizon Bocage, CIVAM, associations de sensibilisation à la nature, particuliers…).

Pour en savoir plus, cliquer ici.

Les récentes actions portées par le SLAL ont consistées :

  • A l’accompagnement des communes à la révision de leur PLU ;
  • A l’organisation de chantier de restauration de berges par replantation ou régénération naturelle ;
  • A la lutte contre la Jussie par arrachage manuel (chantier jeunes) ;
  • A la sensibilisation des communes à la veille foncière pour l’achat de parcelles naturelles en cas de vente (selon priorisation de secteurs).

Les mammifères semi-aquatiques

 

Loutre d’Europe

Le SLAL participe activement au suivi des mammifères semi-aquatiques (Castor d’Eurasie, Loutre d’Europe et Campagnol amphibie) : une campagne commune par réseau (département du Maine et Loire et celui des Deux-Sèvres) est réalisée chaque année et 6 secteurs sont prospectés tous les 2 ans par les techniciens du SLAL. Ce suivi permet d’avoir une vision à l’échelle départementale de l’évolution des aires de répartition de ces espèces.
Le SLAL a participé à la rédaction d’un guide pour aider à la préservation de ces mammifères lors de chantier en milieu aquatique et d’un guide pour aider à l’identification des espèces (disponible ici).

Les espèces exotiques envahissantes

 

Jussie à grande fleur

Le territoire du SLAL est particulièrement concerné par la présence d’espèces exotiques envahissantes : jussies, xénope lisse, rongeurs aquatiques… Celles-ci portent atteinte à la biodiversité et limitent certains usages (pêche, loisir, agriculture…)

Il s’agit d’espèces importées (animale ou végétale), volontairement ou non, sur un territoire où elles n’étaient pas naturellement présentes. Débarrassées de leur prédateurs naturels, elles parviennent parfois à prospérer modifiant ainsi les écosystèmes existants.

 

Pour connaitre la liste des EEE, rendez-vous sur la page du Centre de ressources des espèces exotiques envahissantes.

Participation à la lutte contre le Ragondin et le Rat musqué
Ces deux rongeurs aquatiques entraînent des dégâts sur les cours d’eau et la végétation rivulaire et arbustive. Ils causent aussi des dégâts sur les cultures, et sont porteurs de la leptospirose, maladie pouvant être transmise au bétail mais aussi à l’homme.

Le Syndicat travaille avec la Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles (FDGDON) qui coordonne une lutte pérenne, par piégeage, de ces rongeurs. Pour récompenser le travail contraignant des piégeurs la FDGDON offre une prime (1.50€) « à la queue ». Le Syndicat Layon Aubance Louets apporte une surprime (1.45€) pour tous ces animaux pris sur le territoire.

Aussi, le SLAL a financé un programme de recherche portée par la FDGDON alliant piégeage, vol drone et pose de caméra piège pour en connaitre davantage sur les ragondins, leur reproduction et leurs impacts sur l’écosystème.

Lutte contre la Jussie

La Jussie ou Ludwigia, est une plante aquatique provenant d’Amérique du Sud ou du sud des États-Unis. Elle a été introduite en France entre 1820 et 1830 pour la décoration de bassins d’agréments et d’aquariums. Il existe deux formes envahissantes :

  • la Jussie à grande fleur (Ludwigia grandiflora) plutôt aquatique et
  • la Jussie rampante plus terrestre (L. peploides) à ne pas confondre avec l’espèce de Jussie des marais indigène (Ludwigia palustris) dont les feuilles sont opposées et les fleurs sessiles toutes petites.

La Jussie apprécie les eaux calmes (sans courant) et ensoleillées. Elle est capable de se développer de façon impressionnante en formant des herbiers denses qui éliminent toutes les autres plantes à la surface de l’eau. Avec une floraison longue durant l’été (fleurs jaunes), elle se multiplie par ses graines mais aussi par bouturage (la plante peut se fragmenter et former de nouveaux plants qui vont à leur tour se multiplier).

Des années d’arrachage partout sur le territoire national ont démontré l’inefficacité de l’action, aujourd’hui la meilleure lutte est la restauration des écosystèmes. En laissant se développer une grande diversité de végétation de bord de cours d’eau, celle-ci va la concurrencer naturellement. Le développement de zones d’ombrages et la diversification des écoulements dans les cours d’eau participent à la lutte.

Le SLAL procède encore à quelques arrachages manuels uniquement sur les foyers peu étendus et isolés.

 Pour ne pas aggraver la situation :
– Ne jamais implanter la Jussie dans un plan d’eau ou une mare.
– Ne pas intervenir par arrachage, épandage d’herbicide ou tout autre moyen d’éradication sur une station repérée dans la nature, sans un avis et un encadrement adéquat.
– Nous contacter  :  Valérie Chalumeau 02 41 97 80 92  – v.chalumeau@layonaubancelouets.fr

 Rappel législatif : 

Réglementation des EEE dans le Code de l’environnement L411-5 et 6  : interdiction d’introduction sur le territoire, détention, transport, colportage, utilisation, échange , vente ou achat.

PUBLICATION ANNUELLE

Syndicat Layon Aubance Louets

Cellule d'animation du SAGE Layon Aubance Louets
ZA du Léard
Thouarcé, 49380 BELLEVIGNE EN LAYON
Tél. 02 41 97 80 80
contact@layonaubancelouets.fr

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